L’asie c’est fini
Parce que toutes les bonnes choses ont une fin, nous devons quitter Koh Chang après un mois de vacances et nous rendre dans la capitale thaïlandaise afin de prendre l’avion. L’angoissante idée de traverser Bangkok et ses deux fois quatre voies à vélo s’envole lorsque nous apprenons l’existence d’un bus qui effectue quotidiennement le trajet Koh Chang- Aéroport de Bangkok. C’est donc soulagés que nous partageons un dernier repas avec l’équipe de la Tiger Hut avec qui nous avons passé d’excellents moments. Les vélos chargés, nous parcourons les quinze kilomètres qui nous séparent de la station de bus, nous rappelant à chaque coup de pédale pourquoi nous avons pris la décision de ne pas continuer en Asie du Sud sur nos deux-roues. Le soleil de plomb nous brûle la peau et lorsque les pentes abruptes de la route s’en mêlent nous suons plus que de raison. Nous trouvons difficilement de l’ombre mais venons à bout de ces trop longs quinze kilomètres. Nous offrons aux vélos une séance de lavage afin qu’ils puissent passer la stricte douane australienne sans problèmes puis montons à bord du bus qui nous mène à Bangkok.
Dès notre arrivée à l’aéroport nous nous mettons en chasse des meilleurs tarifs et nous nous déciderons quelques jours plus tard pour un vol opéré par la compagnie low cost Jetstar à destination de Darwin dans le nord de l’Australie. Nous pouvons transporter 40 kg chacun et devons donc nous alléger en envoyant des paquets en France et en Australie et en donnant certaines choses. Les vélos sont désormais réduits à séjourner dans une boîte en carton et nos bagages se composent de deux grands sacs. Nous passerons l’embarquement avec 79,7 kg!
En attendant le jour de notre vol nous resterons à l’aéroport et prendrons le skytrain pour nous rendre en ville, économisant ainsi les bahts que nous auraient coûté des nuits d’hôtels. Nous n’avons vu que très peu de la ville de Bangkok, dans laquelle nous pensons revenir et avons surtout profité de cette halte pour faire quelques achats vestimentaires et cyclistes. Puis le jour de notre départ arrive et nous disons adieu à la Thaïlande dont nous ne connaissons à vrai dire que Koh Chang. Nous laissons derrière nous les kao pat (riz frits) et les pad thaï que nous tenterons de cuisiner comme nous l’avons appris. Nous quittons le pays en maîtrisant parfaitement le Thaïglish, un anglais particulier. Nous nous souviendrons de tous ces visages souriants, de la folie de Songkran et de la gentillesse des Thaïs. Nous nous promettons de revenir un jour découvrir ce pays si différent de ces voisins.
